30 mai 2020

(Big Metal Week 6/7) Samedi: Oh les Filles !





Doucement mais sûrement, le projet lancé par l'ex-Within Temptation Martijn Westerholt (claviers) s'est imposé comme l'une des formations phares du metal symphonique. Aussi quand Delain sort son 6ème long-jeu, Apocalypse & Chill, à la pochette aussi atypique que captivante, parce que dans le petit monde du metal on ne change pas son esthétique pour rien, c'est avec les oreilles grandes ouvertes que les amateurs du genre l'appréhendent.

Or, donc, quatre années après un Moonbathers, album sur lequel la formule de Delain commençait fortement à tourner en rond et leurs tics mélodiques à s'user, revoici les néerlandais avec un nouvel élan dans leur effort créatif.
Ho, ce n'est pas vraiment d'une révolution dont il s'agit mais plutôt de moult ajustements pour instiller un peu de fraicheur dans un son qui reste, malgré tout, immédiatement reconnaissable mené qu'il est par la voix toute en douceur et nuance de Charlotte Wessels. Parce que, oui, Delain est toujours ce groupe qui mixe des mélodies essentiellement pop avec de grosses guitares et un peu de chant viril et des atours symphoniques omniprésents sans en devenir envahissant, pas très éloigné de ce que les italiens de Lacuna Coil la touche gothique en moins ou l'ancienne formation de Westerholt ce qui n'est, somme toute, que logique.
La nouveauté cette fois-ci c'est qu'à cette mixture le quintet rajoute des éléments directement hérités de la pop synthétique et de la new wave des années 80. Attention, pas suffisamment pour qu'on accuse Delain de vouloir coller au revivalisme qui a actuellement le vent en poupe dans la pop, juste assez pour redynamiser leur son, lui redonner un peu de cette fraicheur qu'il avait perdu.
Et puis il y a ces guitares qui n'ont jamais été si lourdement heavy tout en, mixage malin et soigné oblige, ne jamais interférer avec une écriture pop qui coule de source comme jamais.
C'est d'ailleurs suffisant parce que l'autre bonne nouvelle de cet Apocalypse & Chill c'est le retour d'inspiration dans l'écriture quand, la fois précédente, le groupe semblait naviguer au radar et se contenter d'appliquer une formule qu'il connaissait certes bien mais nécessite ce petit supplément d'âme qui fait la différence et qui, youpi !, est de la partie et fait de chaque chanson, et conséquemment de l'album dans son entièreté, un inattendu tour de force pop metal symphonique sachant aller du plus costaud (Creatures et son riff mastodonte) au plus délicat (le rêveur Ghost House Heart et sa jolie partie de violon).

Il n'en faut pas plus, en vérité, pour considérer ce nouvel album comme une réussite, de celles qui ne paye pas de mine au premier abord, sauf qu'on marche immédiatement dans la combine sans vraiment s'expliquer pourquoi, mais qui se dévoile, écoute après écoute, dans les subtils réajustements que Delain a appliqué à son nouveau répertoire.


1. One Second 3:36
2. We Had Everything 4:08
3. Chemical Redemption 4:39
4. Burning Bridges 4:16
5. Vengeance 4:52
6. To Live Is to Die 3:47
7. Let's Dance 4:07
8. Creatures 3:39
9. Ghost House Heart 2:59
10. Masters of Destiny 4:55
11. Legions of the Lost 5:17
12. The Greatest Escape 4:26
13. Combustion 5:25
14. Masters of Destiny (Orchestral Version) 3:58
15. Burning Bridges (Orchestral Version) 3:02
16. Vengeance (Orchestral Version) 4:27


Martijn Westerholt: Keyboards, Orchestrations, Backing Vocals
Charlotte Wessels: Lead & Backing Vocals
Otto Schimmelpenninck van der Oije: Bass
Timo Somers: Guitars, Lead Vocals (1), Additional Vocals
Joey Marin de Boer: Drums, Percussion
+
Guus Eikens: Backing Vocals
Shir-Ran Yinon: Violin (9, 12)
Mikko P. Mustonen: Orchestrations
Yannis Papadopoulos: Vocals (5)


+

Nightwish
Hvman. :||: Natvre.
2020


Après le départ forcé de son historique vocaliste, Tarja Turunen, virée manu-militari (pas glop), on ne donnait pas cher de la peau des symphonic metallers finlandais de Nightwish. Ce n'est pas son remplacement la sympathique mais peu décisive Annette Olzon (virée aussi, décidément...) et la consécutive érosion de leur côte qui allait infirmer cette prédiction. Et puis Tuomas Holopainen, claviériste et leader de la formation, eu la bonne idée (et l'opportunité) de récupérer l'ex-After Forever Floor Jansen et de redonner un coup de boost à sa formation. S'en suivit un album plutôt bien reçu avec un retentissement commercial rassurant en 2015, Endless Forms Most Beautiful.
Cinq ans plus tard, il n'était que temps pour Nightwish de remettre le couvert et d'afficher une ambition retrouvée parce que, pour sympathiques que furent les débuts discographiques de leur 3ème vocaliste, l'album était un peu plan-plan... Alors, un double album !, c'est forcément qu'ils ont plein de choses à dire, nos symphoniques finlandais ! Du moins c'est ce qu'on se dit avant de plonger et de décortiquer ce qui nous y est proposé.

Commençons par l'évidence, avec Human. :||: Nature., Nightwish offre l'opus le moins metal de toute sa discographie. Et, là, je parle des 9 titres et 50 minutes du premier disque, on abordera All the Works of Nature Which Adorn the World après, vous comprendrez pourquoi...
Ça commence par une intro où l'on se demande si on ne s'est pas trompé d'album, si on n'est pas tombé sur une mauvaise copie de Dead Can Dance, et puis le score orchestral fini par arriver et l'on se dit que, tout de même, c'est un peu longuet. Quand enfin le chant arrive, Floor Jansen toujours aussi juste et délicate, on a envie que ça décolle enfin mais c'est long, dieu que c'est long et peu dynamique aussi. De fait, il faut presque attendre la 5ème minute de ce Music introductif pour que batterie, basse et guitares viennent donner un peu d'élan à une composition pas exactement désagréable mais, à vrai dire un peu ennuyeuse... Ça commence mal, quoi.
La suite de l'album alterne quelques montées de sève hélas alourdies par des parties orchestrales sur-mixées (le compétent et typique Noise, Shoemaker et son final chorale aux petits oignons, Pan et ses gros breaks quasi-thrash ô combien bienvenus, Tribal et son mix d'orientalisme et de metal pour le coup très réussi) et beaucoup de morceaux manquant notablement de nerf qui, eussent-elles été mélodiquement exceptionnelles auraient pu satisfaire l'auditeur mais ne sont, au mieux, que correctes. Dans le détail : le Music d'introduction donc, sur lequel je ne reviendrai pas, mais aussi le celtisant Harvest qui, honte !, scandale !, relègue Floor au rang de choriste, la power-ballad How's the Heart qu'on imagine bien au concours de l'Eurovision, Un Procession qui met vraiment trop de temps à décoller et se la joue plus "faucheur de marguerites" que jet supersonique et, finalement, un Endlesness qui est vraiment trop empesé par ses chœurs et son orchestre pour garder quelque dynamisme que ce soit et où, en plus, Floor doit partager le chant alors qu'elle est à l'évidence l'atout vocal principal de la formation.

Et, donc, il y a le second disque de Human. :||: Nature. et, là, force est de constater qu'on change totalement de monde et que, outre le fait que le nom de Nightwish y soit accolé, ça n'a plus rien à voir avec le groupe. De fait, il s'agit d'une composition orchestrale et instrumentale fomentée par le seul Tuomas Holopainen d'où guitares électriques, basse sont absentes et où la batterie n'est que fantomatique. Comme c'est d'un bonus dont il s'agit, on ne rechignera pas trop mais, franchement, passé une première écoute dubitative, on se dit qu'on ne nous y reprendra plus et que le sieur Holopainen n'a pas les moyens de ses ambitions néoclassiques et ferait mieux de se concentrer sur ce qu'il sait faire, du metal symphonique, ou, à minima, de garder ce genre de chose pour des albums sous son nom propre et, donc, d'arrêter de tenter de profiter de la réputation de sa formation pour les refiler à un auditoire qui n'a rien demandé et s'en passerait volontiers.

Reste donc ce premier disque, le vrai album de Nightwish de l'exercice, qui, sans tout à fait décevoir, n'est pas non plus à la hauteur des plus belles pages de l'histoire du groupe (Angels Fall First, Oceanborn et Wishmaster) surtout parce que la formation y a beaucoup perdu de sa composante metal sans trouver grand chose à lui substituer. Sans doute Tuomas Holopainen, principal compositeur mais également producteur, y est-il pour beaucoup lui qui, visiblement, a d'autres ambitions que de faire perdurer Nightwish mais probablement pas assez de cran pour lâcher la poule aux œufs d'or.
In fine, Human. :||: Nature., s'il n'est pas indigne est surtout très très pompeux et, en vérité, un peu ennuyeux.
Et l'humble scribouillard de se dire que l'ambition, c'est bien, mais que quand on n'a pas les chansons qui vont avec c'est beaucoup de poudre aux yeux et pas assez de substance. C'est d'autant plus dommage que la compétence des musiciens, et particulièrement la performance de Floor Jansen, n''est pas à remettre en cause mais, bon, voilà, sans grandes chansons, tout ça n'est qu'un beau flacon avec du "sent-bon" assez bas de gamme dedans.


Disc 1
1. Music 7:23
2. Noise 5:40
3. Shoemaker 5:19
4. Harvest 5:13
5. Pan 5:18
6. How's the Heart? 5:02
7. Procession 5:31
8. Tribal 3:56
9. Endlessness 7:11

Disc 2
All the Works of Nature Which Adorn the World
1. Vista 3:59
2. The Blue 3:55
3. The Green 4:42
4. Moors 4:44
5. Aurorae 2:07
6. Quiet as the Snow 4:05
7. Anthropocene (incl. "Hurrian Hymn to Nikkal") 3:05
8. Ad Astra 4:41


Emppu Vuorinen: Electric & Acoustic Guitars
Tuomas Holopainen: Keyboards, Piano
Marco Hietala: Bass, Vocals, Acoustic Guitars, Lead Vocals (disc 1, 9)
Troy Donockley: Uilleann pipes, Tin whistle, Low whistle, Guitars, Bouzouki, Bodhrán, Backing Vocals, Lead Vocals (disc 1, 4)
Floor Jansen: Vocals, Backing Vocals (disc 1, 4)
Kai Hahto: Drums, Percussion
+
Geraldine James: Narration (disc 2, 8)
Johanna Kurkela: Narration (disc 1, 3)
Pip Williams: Orchestral and Choir Arrangements
Metro Voices directed by Jenny O'Grady: Choir
Pale Blue Orchestra, directed by James Shearman: Orchestra

Metro Voices: Alexandra Gibson, Alice Fearn, Ann de Renais, Anne Marie Cullum, Caroline Fitzgerald, Claire Henry, Davina Moon, Eleanor Meynell, Heather Cairncross, Helen Brooks, Helen Parker, Jacqueline Barron, Joanna Forbes, Kate Bishop, Mary Carewe, Rachel Weston, Rosemary Forbes Butler, Sarah Ryan, Soophia Foroughi, Andrew Busher, Andrew Playfoot, David Porter Thomas, Gerard O'Beirne, Ian McLarnon, Lawrence Wallington, Lawrence White, Michael Dore, Peter Snipp, Robin Bailey, Sebastian Charlesworth, Tom Pearce

Pale Blue Orchestra:
Andy Findon: Flute, Alto Flute
Anna Noakes: Flute, Piccolo
John Anderson: Oboe, Cor Anglais
Nicholas Bucknall: Clarinet
Dave Fuest: Clarinet, Bass Clarinet
Gavin McNaughton: Bassoon, Contrabassoon
Nigel Black, Martin Owen, Philip Eastop: French Horn
Andrew Crowley, Kate Moore, Mike Lovatt: Trumpet
Andy Wood, Ed Tarrant: Tenor Trombone
Dave Stewart: Bass Trombone
Owen Slade: Tuba
Stephen Henderson: Timpani, Ethnic Percussion
Frank Ricotti, Gary Kettel: Orchestral Percussion
Paul Clarvis: Ethnic Percussion
Perry Montague-Mason, Emlyn Singleton, Chris Tombling, John Bradbury, Emil Chakalov, Patrick Kiernan, Mark Berrow, Warren Zieliski, Rita Manning, John Mills, Chris Tombling, John Bradbury, Steve Morris, Pete Hanson, Clio Gould, Dai Emanuel, Daniel Bhattacharya: Violin
Peter Lale, Andy Parker, Julia Knight, Kate Musker, Helen Kamminga: Viola
Caroline Dale, Martin Loveday, Frank Schaefer, Jonathan Williams, Tim Gill, Chris Worsey – celli
Chris Laurence, Steve Mair, Stacey Watton: Double Bass
Skaila Kanga: Harp
Dirk Campbell: Duduk, Ethnic Winds



+

In This Moment
Mother
2020


S'il reste quelques traces de leur passé metalcore, il est indéniable qu'In This Moment a, probablement, définitivement tourné la page de son passé tumultueux pour une optique plus radio-friendly qu'on qualifiera d'alternative/industrial metal light mais pas trop.

Sans surprise, cette orientation est pérennisée sur le 7ème album du groupe, Mother qui, encore une fois allie puissance sonore et modernisme dans les arrangements. C'est évident dès l'intro, The Beginning, et son développement en chanson, Fly Like an Eagle où des synthétiseurs omniprésents s'imbriquent aux guitares dans un magma électronico-industriel mid-tempo aussi ambient que puissant, un bon et beau début.
Un début qui établit bien l'esthétique de tout un opus où les guitares sont plus en retrait que jamais, très en-dedans du mix, et plus un soutien de la toile sonore que son élément déterminant. Dans le genre, In This Moment ressemble de plus à une version féminisée du Nine Inch Nails circa The Downward Spiral en tout de même moins prospectif et abrasif (voir As Above So Below pour l'exemple le plus criant de cet état de fait).
Et donc, oui, on retrouve bien sur Mother des compositions dominées par les ambiances synthétiques ceci que le groupe nous rentre dedans (comme sur l'exemplaire single The In Between, le costaud et rampant God Is She ou l'ambivalent Hunting Grounds avec Joe Cotela des nu-metalleux de DED) ou se fasse plus pop et charmeur (la power-ballad Legacy, le gospel revu et corrigé de Mother ou la pop post-apocalyptique de Holy Man qui sont, en l'occurrence, de bons exemples de cette inclinaison ear-friendly évitant la banalité).
Il y a même un final en beauté avec le planant Into Dust qui semble vouloir panser les plaies de l'auditeur par sa mélodie à la fois douce et dramatique et son ambiance aussi prenante que son instrumentation est minimaliste.
On notera évidemment la  performance vocale de Maria Brink, qui sait aussi bien chanter en douceur que pousser des cris de bête sauvage et qui s'affirme de plus en plus comme le leader naturel du groupe s'accaparant l'ensemble d'une tracklist semblant taillée pour marcher avec son timbre même quand, en duo avec Lzzy Hale d'Halestorm, le combo manipule le We Will Rock You de Queen, ce qui ne fera pas plaisir à tout le monde, et le fait sien tout en respectant la partition d'origine (jusqu'au solo en fait).

Indéniablement, Mother est une réussite mais aucunement un album facile ou cherchant à tout prix à attirer le plus grand nombre parce que, sans être particulièrement violent, il n'en demeure pas moins radical dans ses parti-pris esthétiques qui déplairont aux metalleux lambdas qui regretteront probablement le rôle accessoire donné au guitares. Mais si vous aimez les mélodies fortes, les ambiances oppressantes sans être désagréables (c'est pas du black metal, hein !), vous pourrez vous ruer sur ce Mother de fort belle tenue.

1. The Beginning (Interlude) 1:27
2. Fly Like an Eagle 4:01
3. The Red Crusade (Interlude) 0:45
4. The In-Between 4:14
5. Legacy 4:49
6. We Will Rock You 3:05
7. Mother 4:10
8. As Above, So Below 4:09
9. Born in Flames 4:05
10. God Is She 4:39
11. Holy Man 3:36
12. Hunting Grounds 4:33
13. Lay Me Down 4:10
14. Into Dust 6:41


Maria Brink: Lead Vocals, Piano
Chris Howorth: Lead Guitar, Backing Vocals
Randy Weitzel: Rhythm Guitar, Backing Vocals
Travis Johnson: Bass, Backing Vocals
Kent Diimmel: Drums
+
Lzzy Hale: Guest Vocals (6)
Taylor Momsen: Guest Vocals (6)
Joe Cotela: Guest Vocals (12)
Laurie Barber: Background Vocals
Rita Brink: Background Vocals



3 commentaires:

  1. Delain - Apocalypse & Chill
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    Nightwish - Hvman. :||: Natvre.
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    In This Moment - Mother
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  2. Il y a quelques années, j'ai bien connu et adoré un sublime groupe de symphonic metal à chanteuse… ça s'appelait Nightwish et la chanteuse Tarja Turunen. La belle a été éjecté avec une rare inélégance en 2005. Depuis Nightwish est mort. Certes les musiciens sont quasiment les mêmes, les vocalistes qui s'y sont succédé, aussi talentueuses soient-elles, n'effaceront jamais le souvenir de la belle Tarja.
    Entre temps, les petits Delain sont venus s'immiscer dans la lutte pour accéder au trône de meilleur bande de metal symphonique à chanteuse, en concurrence avec les susnommés, les Epica, les Within Temptation et autres Lacuna Coil. Ils ne sont jamais parvenus à me faire frétiller. Trop pop, trop gadget, trop clean !
    J'avais plutôt bien aimé le premier ITM, je vais me pencher plus sérieusement sur leur nouvelle galette.
    Bon dimanche et à plus !

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    1. Tu n'as pas tort pour Nightwish sauf que Floor Jansen, leur actuelle chanteuse, y produit une performance qui est, à mon humble avis, meilleure que ce que Tarja aurait pu faire. Dommage que ce soit sur un album moyen.
      D'accord avec toi pour Delain et en particulier pour cet album, leur plus belle réussite à mon goût.
      Quant à l'album d'In This Moment, je craint fort que ça ne soit pas ta came mais, enfin, on ne sait jamais...

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